Première journée mondiale des abeilles le 20 mai 2018

C’est suite à la demande de la Slovénie que l’ONU a proclamé en décembre 2017 le 20 mai comme étant la journée mondiale des abeilles. Chaque année, partout dans le monde, le 20 mai sera donc l’occasion de sensibiliser la population sur l’importance des abeilles et autres pollinisateurs, et de réaliser des actions concrètes pour la protection de ces insectes. Les abeilles ne peuvent en fait pas se plaindre d’un manque d’attention. L’importance des abeilles en tant que pollinisatrices et de ce fait leur troisième place au classement des animaux de rente utiles est régulièrement soulignée. De même, l’attention du public est souvent attirée sur les dangers auxquels les abeilles sont exposées.

Et pourtant, apisuisse, en tant qu’organisation faîtière des organisations apicoles régionales, salue le fait qu’à l’avenir, grâce à la journée mondiale des abeilles proclamée par l’ONU, des activités en rapport aux abeilles auront lieu chaque année le 20 mai. «On ne peut jamais assez attirer l’attention sur le fait que les abeilles et autres pollinisateurs ont b

esoin d’un environnement intact» déclare la présidente d’apisuisse, Sonia Burri. «Il y a en ce moment beaucoup d’informations sur les abeilles. Il s’agit néanmoins de faire sérieusement quelque chose pour ces insectes importants et pour les pollinisateurs en général, et là, en tant qu’organisation faîtière apicole, nous voyons dans tous les cas encore d’importantes actions requises».

La Slovénie est l’état membre de l’ONU à l’origine de la résolution d’établir une journée mondiale des abeilles. Ce pays du sud-est de l’Europe, au paysage et au climat très proches de ceux de la Suisse, est un pays traditionnellement apicole. Le choix de la date pour la journée mondiale des abeilles découle de l’anniversaire du pionnier apicole slovène Anton Janša (1734-1773), dont l’anniversaire est le 20 mai. L’importance de l’engagement pour la journée mondiale des abeilles de la Slovénie se manifeste aussi ici: l’ambassadrice slovène en Suisse, Madame Marta Kos Marko, est entrée en contact avec 

les milieux apicoles suisses et a pris part à un cours d’apiculture en Suisse romande ainsi que dans les environs de Berne. Elle y a discuté avec Mathias Götti Limacher, vice-président d’apisuisse. 

Lors de leur entretien, l’intérêt commun de s’engager pour le bien des abeilles était évident. Il était clair pour eux que les synergies dans le domaine de la protection des abeilles devaient être utilisées. Pour apisuisse, les points suivants sont urgents: pour assurer la sauvegarde de la pollinisation, il faut aborder sérieusement la protection des abeilles. Cela signifie que les abeilles sauvages doivent aussi être incluses. Afin d’améliorer la situation des abeilles sauvages et mellifères, il faut veiller aux conditions environnementales suivantes: un des points les plus importants est une offre en nourriture, c’est-à-dire une offre florale, diversifiée. De plus, il est nécessaire d’offrir des possibilités de nidification pour les abeilles sauvage. Une réduction des pesticides dangereux pour les abeilles est également essentielle.

Un autre grand problème existe pour les abeilles mellifères, le varroa, un parasite importé d’Asie du sudest il y a environ 40 ans. Malgré des années d’efforts, le problème n’est toujours pas résolu. Des efforts plus importants dans le domaine de la recherche sont nécessaires. Cela nécessite notamment des moyens financiers suffisants. Il est de plus important que les apiculteurs et apicultrices soient bien formés. L’apiculture ne permettant pas de gagner de l’argent, un soutien encore plus conséquent pour la formation est essentiel. En outre, apisuisse s’engage pour une formation de base minimale obligatoire.